Tribune citoyenne pour la souveraineté, l’indépendance et la lucidité Bienvenue sur ce site de réflexions libres et engagées. Ici, je prends la plume non par nostalgie, mais par devoir : celui d’un citoyen français inquiet de voir son pays perdre pied dans un monde où l’indépendance devient rare, et la vérité souvent étouffée.

LETTRE À MA PETITE FILLE

Si j’étais Président de la République…
Je te parlerais doucement,
pas comme on fait des discours,
mais comme un grand-père qui prend la main de sa petite-fille
et qui regarde l’horizon avec elle.

Je te dirais, ma merveille,
que le monde est vaste
et que ton avenir ne doit jamais se laisser enfermer
dans les chemins trop étroits des habitudes d’hier.

Je t’inviterais à écouter ce qui vibre en toi.
À suivre ce qui t’attire vraiment,
ce qui te donne ces fameux atomes crochus
qui font qu’on se lève le matin avec l’envie de comprendre,
d’inventer, de changer ce monde,
de créer… D’Innover…

Peut-être que ce sera l’intelligence artificielle,
ce miroir fascinant du cerveau humain,
ou la robotique,
ou ces sciences du minuscule, et prodigieuses
qui explorent la vie jusque dans ses cellules,
ses chromosomes,
ses mystères.

Peut-être la communication, ou encore aidée par l’IA,
encore toute jeune,
Et qui a un très grand besoin d’énergies abondantes et nouvelles :
l’hydrogène,
ou ce vieux rêve de la fusion de l’atome.

Le monde de demain se construit là,
sous tes yeux,
et tu as l’âge exact pour en devenir l’une des architectes.

Je sais que choisir est vertigineux
quand on a dix-sept ans
et tant de possibles devant soi.
Mais ne te laisse pas effrayer.
Regarde simplement où l’on respecte l’Intelligence,
où l’on cultive l’Excellence,
où l’on investit vraiment dans le Savoir,
dans les Femmes et les Hommes de Demain…

Choisis des pays
qui aiment leurs enfants au point de préparer leur avenir,
des pays qui misent sur l’éducation,
sur la recherche,
sur l’audace,
et non sur le renoncement.

Va là où l’effort est encouragé,
où le talent n’est pas suspect,
où réussir n’est pas une faute,
mais une promesse pour les autres.

Et si parfois ton chemin t’éloigne de la France,
n’en aie ni honte ni regret.
Les racines ne s’arrachent pas si facilement.
Elles savent attendre.

Moi, ton grand-père,
je resterai ici.
Avec cette tendresse mêlée de tristesse,

Je voudrais te confier ma désolation, mon accablement :

Mon âge respectable me permet de comparer

Les années 1960/80 avec les années 2010/25…

Et je ne te citerai qu’un seul exemple, tellement caractéristique :

Nos aïeux paysans étaient parvenus à sublimer des paysages sauvages

En une dizaine de siècles…

Ils en avaient fait un jardin enchanteur, aux mil variétés, évoluant avec les saisons…

Cet extraordinaire décor, richesse pour tout un peuple,

Entre les mains d’une caste au pouvoir pendant cinq (5) décennies

A transformé, au nom du « Progrès », ces décors somptueux

En friches inutiles, jachères d’orties, et ronciers pour sangliers…

Ces élites des cinq dernières décennies ont ruiné nos paysans.
Ils n’ont donc plus pu entretenir le jardin France, que nous avions reçu…
En 40 ou 50 ans, leur bureaucratie a montré son « efficacité »…
Et nous lâchement,  nous les avons laissé appauvrir

nos paysans, nos paysages et toute notre Patrie…

Faute de courage,
faute de vigilance de notre part…

Ce paradis est devenu géhenne !

Et, s’il te faut quitter cette Europe, dont la France veut être la « Fille aînée »

Elle qui n’a plus qu’une ambition, une seule obsession :

ZERO carbone, ZERO déchets, ZERO inflation, ZERO artificialisation des sols, ZERO engrais, ZERO tête qui dépasse …. ZERO innovation. ZERO Espoir !

Bref ?  

ZERO en toute chose !

Eh bien, quitte-la !

Envole-toi, ma petite-fille.
Sois libre. Et plane toujours plus haut
Sois audacieuse…

Entrepreneuse, dynamique, visionnaire…

Peut-être reviendras-tu un jour
simplement pour les vacances,
pour revoir les ciels de ton enfance,
humer, respirer tes souvenirs,
et sourire à ce pays qui t’a vue grandir.

Sache une chose, ma petite fille :
quoi que tu choisisses,
où que tu ailles,
je serai fier de toi.
Parce que tu portes déjà en toi
ce que ce monde cherche encore :
la curiosité, l’envie,
la lumière, l’Espoir,
et l’Avenir.

Ton grand-père,
un peu honteux,
mais infiniment aimant,
qui espère que ta génération saura réparer
ce que la sienne n’a pas su défendre.

Alors ? Essaie de nous pardonner,

Un jour peut-être,
de ne pas t’avoir laissé
le monde que nous avions reçu.

Reprends le Flambeau de nos aïeux et…

OU QUE TU SOIES,

FAIS LE REVIVRE  !

TON GRAND PERE,

Mieux vaut les épines de l’Excellence que le confort du médiocre…

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