Je n’en attendais rien.
Et pourtant, ce discours inquiète.
Tout est lent.
Tout est grave.
Tout est sombre.
Une France hivernale, figée dans une pénombre maîtrisée.
La voix est monocorde, la posture verrouillée. Totalement BLOQUéE !
Ce n’éraient pas des vœux !
C’est une installation.
Aucune promesse concrète.
Aucun cap lisible.
Rien pour les enfants. NOS ENFANTS…
Rien pour les angoisses réelles du pays : sécurité, pouvoir d’achat, travail, énergie…
Les mots sont techniques, lisses, abstraits. BUREAUCRATIQUES !
Ils ne projettent pas l’avenir.
Ils l’organisent.
Se dessine alors une société encadrée, régulée, suivie.
Une vie administrée de la naissance à la fin.
La défiance devient principe.
Le contrôle, méthode.
Une longue et lente descente,
Calme, logique, LUGUBRE…
La fin du discours scelle le malaise.
La retraite comme contrainte.
La fin de vie comme horizon… !
Et cette phrase qui tombe, discrète, lourde
Comme si c’était une libération :
« JE SERAI AU TRAVAIL JUSQU’A LA DERNIERE SECONDE »
Ce n’est pas une promesse.
C’est un avertissement.
Pas d’alternative.
Pas de respiration.
Pas de limite.
Il se maintient.
Quand un dirigeant parle ainsi,
ce n’est plus l’avenir qu’il annonce,
c’est LE TEMPS QUI SE REFERME.
Pourtant,
Ce discours préparerait-il, peut-être, demain ?
Ses vœux ouvriraient-ils, peut-être, un avenir ?
Ou rêvaient-ils un nouveau cycle identique au sien ?
… Et,… Il s’accroche ?
Mais ce n’est pas une bonne nouvelle :
Afin que ses éternels renoncements
Se poursuivent après lui… ?
Pierre-André CHAPELLE
Ce n’est pas l’avenir qui se prépare ici, mais l’habitude de renoncer.
Ou ?
Quand un pouvoir ne promet plus, il ne guide plus : il s’incruste..
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