Tribune citoyenne pour la souveraineté, l’indépendance et la lucidité Bienvenue sur ce site de réflexions libres et engagées. Ici, je prends la plume non par nostalgie, mais par devoir : celui d’un citoyen français inquiet de voir son pays perdre pied dans un monde où l’indépendance devient rare, et la vérité souvent étouffée.

L’HISTOIRE BEGAÏERAIT-ELLE ?

 » Nous avons une fortune singulière d’avoir, au faîte de nos institutions, une dame dont l’élévation ne doit rien à la hauteur.

Elle avait plus de certitude que de jugement, plus de raideur que de gravité, plus de posture que de substance, plus d’assurance que de savoir, plus d’ostentation que de pudeur, plus de prudence pour elle-même que de considération pour les autres.

Elle avait plus de confiance dans les symboles que de respect pour ceux qu’ils blessent, plus de goût pour l’ordre visible que pour la justice réelle, plus d’attention à son image qu’à l’exemple qu’elle donnait.

Elle avait plus de zèle que de discernement, plus d’entêtement que de constance, plus de mémoire pour les hommages que pour les colères qu’elle suscitait, plus de mépris involontaire que de malice consciente.

Elle avait plus d’application à se protéger que d’empressement à comprendre, plus de facilité à s’offenser que de capacité à s’excuser, plus de fidélité aux usages de son rang qu’aux réalités de ceux qui travaillent.

Et, pour dire le tout en un mot, elle avait plus d’incapacité que de tout ce que j’ai dit ci-dessus. 

On remarqua surtout qu’elle croyait naturel — et même rassurant — de faire garder ses volailles par les forces de l’ordre lorsqu’elle quittait ses terres pour le repos, sans jamais soupçonner que cette précaution, si modeste à ses yeux, pût paraître excessive à ceux dont les bêtes ne sont gardées que par la pluie, le gel et l’oubli.  Elle n’y vit jamais le moindre scandale, ni l’ombre d’un symbole, et encore moins une offense — ce qui prouve qu’elle manquait moins de cœur que de compréhension. »

Question au lecteur :
À qui ce portrait, écrit il y a près de trois cent cinquante ans, vous fait-il penser parmi les « élites » actuelles ?

Le premier qui me glissera son idée dans la rubrique Commentaires aura gagné … (mais quoi, je l’ignore encore). !!

 

Pierre-André  CHAPELLE p.c.c. Cardinal de RETZ

C’est drôle comme certains textes anciens restent incroyablement modernes, non ?

L’aveuglement, lui gouverne toujours.

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