Tribune citoyenne pour la souveraineté, l’indépendance et la lucidité Bienvenue sur ce site de réflexions libres et engagées. Ici, je prends la plume non par nostalgie, mais par devoir : celui d’un citoyen français inquiet de voir son pays perdre pied dans un monde où l’indépendance devient rare, et la vérité souvent étouffée.

LETTRE AUX SECONDS COUTEAUX

Plus le singe monte haut, plus il montre son derrière.

Cette phrase dit tout.
Elle dit surtout ceci : le pouvoir révèle. Il ne transforme pas. Il expose.
Et ce que la France a vu depuis des décennies, ce n’est pas une élite à nu — mais une médiocrité mise en lumière.

On parle beaucoup des chefs.
Pas assez de ceux qui les entourent, les conseillent, les rassurent, les poussent, les excusent.
Les seconds couteaux.
Ceux qui ne signent pas toujours, mais qui orientent tout.
Ceux qui ne rendent jamais de comptes, mais qui laissent des ruines.

Ce sont eux qui ont démantelé l’outil industriel français, méthodiquement, froidement, idéologiquement.
Eux qui ont stoppé la recherche atomique quand la France était en avance.
Eux qui ont sabordé l’électricité nucléaire au nom de dogmes écologistes aussi naïfs que destructeurs.
Eux qui ont menti — parfois effrontément — sur les décisions des voisins européens pour justifier l’injustifiable.

Or une vérité est implacable :
sans énergie abondante, stable et bon marché, une nation s’effondre.
Pas symboliquement. Réellement.
Usines fermées. Compétitivité détruite. Dépendance accrue. Paupérisation.

À cette faute stratégique s’est ajoutée une autre violence : l’étranglement fiscal.
Sur la foi de calculs hors-sol et de certitudes arrogantes, on a pressuré producteurs, entrepreneurs et classes moyennes jusqu’à l’absurde.
Toujours plus. Toujours plus loin.
Jusqu’à faire fuir ceux qui créent, investissent, prennent des risques.

Le résultat était écrit d’avance.
Baisse de production. Explosion des prix. Faillites en cascade.
Perte de souveraineté. Perte de dignité.

Qu’on cesse de parler de “crise”.
Il s’agit d’un enchaînement logique de décisions stupides ou idéologiques.

Le dogmatisme, l’égocentrisme, et la technocratie hors-sol ont fait en cinquante ans ce que des guerres n’avaient pas réussi :
affaiblir la France de l’intérieur.

Françaises, Français,
nous n’avons pas besoin de gestionnaires gris, d’experts sans courage, ni de serviteurs zélés d’idéologies importées.
Nous avons besoin d’hommes et de femmes capables de voir le réel, de l’assumer, et de décider contre leur milieu s’il le faut.

Les seconds couteaux ont trop longtemps prospéré dans l’ombre.
Ils ont conseillé, couvert, rationalisé.
Ils ont détruit sans jamais répondre.

Le temps de l’excuse est terminé.
Celui de la responsabilité commence.

Pierre-André  CHAPELLE  p.c.c. Victor Ardent

 Le réel finit toujours par présenter l’addition.

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