CITOYENS, CITOYENNES,
Ouvrez les yeux : la Nation chancelle sous la main d’un homme qui confond gouverner et s’accrocher, qui prend la France pour une scène, et son peuple pour un figurant oublieux.
Encore dix-huit mois, dit-on — dix-huit mois où l’on nous jette, avec une désinvolture de monarque fatigué, l’interdiction du découvert bancaire, comme un décret d’appauvrissement général. On frappe les travailleurs au cœur même de leur subsistance : la table, la santé, le foyer, la route pour aller gagner le pain qu’on leur retire déjà.
Le permis de conduire devient concession du Prince.
L’identité numérique et la monnaie numérique se dressent comme l’ombre d’un registre où chaque geste serait noté, pesé, consigné.
L’État, né pour protéger, se rêve soudain guetteur, notaire de nos vies, censeur miniature nourri de susceptibilités.
Sans oublier la « censure » qu’il vient de relancer sous le nom de liberté de l’information gérée par RSF … Si, Si , c’est « sérieux » !
Et que dit-il, du haut de son Olympe personnel ?
Qu’il est entouré d’un peuple ingrat, incapable de mesurer la splendeur de ses intentions, l’étendue de ses visions.
On l’a réélu pour un Cap — et voici que le navire dérive, que la barre s’agite comme une relique, que la mer elle-même semble vouloir se détourner de lui.
Et la dernière de son Premier Ministre: afin d’obtenir le vote des écolos pour son PLFSS, il leur a promis la relance de l’éolien et du solaire. Dont tous les spécialistes disent que c’est une catastrophe à tous points de vue: fabriqués à l’étranger, surcoût de l’ordre de 300 milliards €, (non écologiques! ) avec subventions colossales… Et le plus grave: doublement du prix de l’électricité, rationnements à prévoir si les voitures électriques deviennent « légion ». Pour se maintenir en place, tout est bon pour lui. Tant pis pour nos enfants…
Citoyennes, Citoyens !
L’Histoire nous a appris que la Déchéance n’est pas une action, mais un devoir quand elle s’exerce dans le cadre des lois.
Nos institutions possèdent leurs propres lames républicaines : la destitution. Celles qui ne versent pas le sang mais mettent fin à la mascarade, celles qui rappellent qu’aucun mandat n’est un trône, aucun président un monarque, aucun caprice un destin.
Il est temps de rappeler la République à elle-même, par les moyens qu’elle a prévus, avant qu’un dernier éclat de vanité ne l’entraîne à rêver de guerres grotesques — pourquoi pas avec l’Andorre — pour retarder de quelques jours la chute de son propre théâtre.
Le temps n’est plus aux murmures.
Le temps est au civisme impérieux, à la fermeté sans violence, à la grandeur du peuple souverain qui reprend la parole quand on prétend la lui confisquer.
Pierre-André CHAPELLE
N’oubliez pas : Nous voterons pour ceux qui ont proposé et voté sa destitution. Et éliminerons ceux qui s’y sont opposés…
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