Tribune citoyenne pour la souveraineté, l’indépendance et la lucidité Bienvenue sur ce site de réflexions libres et engagées. Ici, je prends la plume non par nostalgie, mais par devoir : celui d’un citoyen français inquiet de voir son pays perdre pied dans un monde où l’indépendance devient rare, et la vérité souvent étouffée.

 Dette record, désindustrialisation et perte de confiance : le cas français (1975-2025)

Depuis cinquante ans, la France a confié son destin à une élite issue d’un même moule. Résultat : L’exception française est devenue le symbole d’un élitisme qui fabrique le déclin.

. 1. Cadre expérimental UNIQUE :

La France représente un cas d’étude quasi-expérimental, où, sur un demi-siècle, une grande partie des postes de direction politique et administrative a été occupée par des diplômés d’un seul et même établissement (ENA). Cela permet d’analyser, de façon scientifique,  l’impact d’un recrutement élitiste homogène sur la performance économique, sociale et institutionnelle.

2. Hypothèse centrale

Le recrutement quasi-exclusif via l’ENA conduit à :

  • une uniformité du leadership,
  • un appauvrissement des compétences pratiques et diversifiées,
  • et un affaiblissement de la capacité d’adaptation aux crises.

3. Indicateurs quantitatifs observés

a) Dette publique

  • Fin du 1ᵉʳ trimestre 2025, la dette publique atteint 3 345,4 milliards d’euros, soit 113,9 % du PIB, contre 113,2 % au T4 2024 InseeAnadolu Ajansı.
  • En valeur, l’État contribue fortement à cette dette, et la dette nette atteint 106,1 % du PIB Insee.
  • Comparativement, la France détient l’une des dettes publiques les plus élevées de la zone euro, devant l’Italie et l’Allemagne vie-publique.fr.
  • Pour mémoire, cette part était 57,8 % du PIB fin 1995 Anadolu Ajansı.

b) Intérêts sur la dette

  • Le coût du service de la dette devrait passer de 46 milliards d’euros en 2024 à 75 milliards en 2027 Le Monde.fr.
  • À moyen terme, les intérêts sont projetés à plus de 100 milliards par an d’ici 2029 Reuters.

c) Déficits publics

  • Pour 2024, le déficit public atteint 5,8 % du PIB Anadolu Ajansı.
  • Les projections gouvernementales prévoient une réduction à 5 % en 2025, puis vise le seuil européen de 3 % d’ici 2029 Le Monde.fr+1.

d) Désindustrialisation

  • En 20 ans, la France a perdu environ 1 million d’emplois industriels TF1 INFO.
  • D’autres sources évoquent 2,2 millions d’emplois perdus depuis 1980, et une chute de la part de l’industrie dans le PIB de 10 points Reddit.

e) Croissance économique récente

  • La croissance est faible : 0,3 % au T2 2024, et une prévision de 1 % sur l’année 2024 Le Monde.fr.

f) Confiance dans les institutions

  • Une enquête du CEVIPOF (janv-févr 2025) souligne une crise de confiance persistante : les Français font davantage confiance aux entreprises qu’aux institutions politiques Institut de l’Entreprise.

4. Facteurs explicatifs

  • Reproduction élitiste : concentration des postes clefs entre les mains d’un petit groupe formé dans les mêmes institutions.
  • Effet carriériste : accumulation des privilèges, avec peu d’expérience pratique.
  • Comparaison internationale défavorable : contrastes avec les pays nordiques où les élites politiques vivent de manière plus sobre et proche du terrain.

5. Conséquences structurelles

  • Affaiblissement économique : endettement massif, croissance stagnante, hausse des charges de la dette.
  • Déclin industriel : pertes majeures d’emplois, appauvrissement des zones rurales et urbaines industrielles.
  • Perte de légitimité : crise de confiance généralisée dans la gouvernance.

6. Conclusion (provisoire)

Les données confirment l’hypothèse : un modèle de gouvernance fortement élitiste, centralisé et peu diversifié est corrélé à une instabilité structurelle économique, financière et sociale. On observe :

  • Un endettement record et coûteux,
  • Une désindustrialisation marquée,
  • Une croissance faible,
  • Une défiance croissante vis-à-vis des institutions.

Depuis un demi-siècle, la France a confié l’essentiel de ses leviers de pouvoir à une élite homogène, formée dans la même école et nourrie des mêmes réflexes. Ce modèle, présenté comme une garantie de compétence, a produit l’effet inverse : une dette publique record, une désindustrialisation massive, et une défiance croissante envers les institutions. Les chiffres sont là, implacables : plus de 3 300 milliards d’euros de dette (114 % du PIB), près de deux millions d’emplois industriels disparus en quarante ans, et une majorité de citoyens qui ne font plus confiance à leurs dirigeants.

L’« exception française » est devenue un cas d’école, celui d’un élitisme qui, loin de protéger la nation, a contribué à l’affaiblir durablement.

Pierre-André  CHAPELLE

. L’actuel président incarne l’aboutissement caricatural de ce naufrage et devrait quitter le pouvoir au plus vite pour éviter un désastre encore plus profond. Et enfin,  il faut fermer l’ENA !

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