NOT’BON MAÎTRE…
L’Histoire nous l’a pourtant montré avec application : lorsqu’un pouvoir se persuade que gouverner consiste à s’écouter soi-même, Comme aujourd’hui ! il commence déjà à tomber.
Depuis quelques décennies, nous voyons paraître des dirigeants persuadés d’incarner l’intelligence — eux seuls ! Le reste n’étant que foule, masse, « spectatorship ». Résultat : des décisions menues, des visions étroites, et ce mépris poli, presque élégant, pour ceux qui n’applaudissent pas. Regardez le dans ses oraisons…
Les institutions ? Elles vacillent. La Justice penche. Non pas vers le droit, mais vers l’occasion. Certains sont poursuivis avec un zèle admirable ; d’autres semblent protégés par une brume administrative particulièrement sélective. Ou encore, certains sont « traités » en TGV, d’autres en pédalo…
Le Parlement, lui, n’est plus qu’un décor. On le regarde avec la bienveillance agacée que l’on réserve à un vieil oncle qui parle trop. Mieux : on ne vient même plus aux représentations…
Mais l’on feint de croire que tout ceci n’est qu’un moment, une phase, un climat.
Or l’Histoire du monde entier est un miroir exact : les nations glissent lorsqu’elles cessent d’habiter leur propre souvenir.
La France n’est pas un plateau de discours. Ni le tremplin d’une « carrière ». Elle est une mémoire. Une exigence. Alors exigeons !
Et cette mémoire, tôt ou tard, se réveille — toujours.
Si nous voulons reconstruire un avenir, il faut d’abord reconnaître l’impasse actuelle, et retrouver la dignité d’un peuple qui refuse la résignation : Alors, sortons de notre silence !
Pierre-André CHAPELLE
C’est dans la mémoire que demeure la dignité des nations. Et Redressons-nous !
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