La justice est la colonne vertébrale de toute société. Lorsqu’elle faiblit, c’est la confiance des citoyens qui s’effondre. Et avec elle, la paix civile.
Depuis plusieurs années, notre pays est secoué par des drames qui divisent et inquiètent : crimes commis au nom d’idéologies, récidives violentes malgré les alertes, décisions judiciaires incomprises. Chaque fois, des familles sont brisées, et une fracture plus large s’ouvre dans notre société.
Alors, posons la question : notre justice, héritée d’un autre temps, est-elle encore capable de répondre aux défis de notre époque ?
- Quand un individu justifie la violence de ses pulsions par ses dogmes, doit-il être jugé selon des règles particulières ou uniquement par la loi commune ?
- Quand un magistrat libère un criminel connu pour sa dangerosité, ne devrait-on pas interroger la responsabilité de cette décision ?
- Et surtout : nos lois sont-elles encore assez fortes pour contenir les tensions grandissantes qui traversent la société française ?
Car l’Histoire nous enseigne une vérité terrible : quand l’État et la justice ne parviennent plus à maintenir l’équilibre, la violence prend la place du droit. La Saint-Barthélemy en fut la tragique illustration la plus célèbre. Elle demeure le symbole d’un effondrement du vivre-ensemble, d’un basculement vers l’horreur que personne n’avait su – ou voulu – prévenir.
Sommes-nous aujourd’hui à l’abri d’un tel déchirement ? Non !
Et c’est précisément pour cela que nous devons agir : Gouverner, c’est prévoir. Réformer la justice, ce n’est pas céder à la peur, mais prendre la mesure du danger qui s’annonce, pour protéger notre avenir commun.
Il est urgent et impératif de retrouver la confiance. C’est rétablir une autorité juste, appliquer la même loi pour tous, et soutenir ceux qui protègent. Nous avons tous en tête plusieurs « deux poids/deux mesures ».
L’indifférence, ou l’indulgence pour certains ne peut être une réponse.
Le courage, c’est de regarder la réalité en face et d’agir, ensemble, pour une France apaisée et sûre.
Pierre-André CHAPELLE
La République, c’est la force du peuple uni autour de ses valeurs — pas la peur, mais la responsabilité.
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