L’euro numérique, actuellement étudié par la Banque centrale européenne, pourrait transformer profondément notre rapport à l’argent. Contrairement aux cryptomonnaies indépendantes comme le Bitcoin, cette monnaie serait entièrement gérée par l’État et les banques centrales, ce qui implique un suivi possible des transactions et une dépendance accrue vis-à-vis des institutions.
Pour le citoyen, cette évolution soulève plusieurs questions fondamentales : protection de la vie privée, liberté financière totale, avec une discrétion assurée… Et maintien de l’argent liquide. Même si l’euro numérique n’entraîne pas la suppression immédiate des billets et pièces, il prépare un monde où la monnaie électronique pourrait devenir dominante, réduisant encore le contrôle direct que nous avons sur nos finances. (Ce qui, dans le contexte actuel de « justice » devient encore plus inquiétant …)
Des expériences récentes, comme la crise bancaire de Chypre en 2013, montrent que des décisions centralisées peuvent avoir un impact direct sur les comptes des citoyens. Cette réalité rappelle l’importance de prévenir plutôt que subir, en exigeant des garanties solides : maintien du cash, protection des données personnelles et limitation très claire, objective, du contrôle direct des transactions par l’État.
Le projet d’euro numérique n’est pas intrinsèquement mauvais, mais il doit être encadré avec prudence et discernement. Préparer et exiger ces garanties, c’est défendre notre autonomie et notre liberté financière, valeurs essentielles pour tout citoyen responsable. Après les cinquante années que nous venons de subir, il sera plus que prudent d’être pointilleux sur la conception, la réalisation pendant TOUTE la durée d’expérimentation …
Nous allons payer cher ces décennies passées : on n’est jamais trop prudent !
Pierre-André CHAPELLE
Prévoyons qu’un médiocre de plus est encore possible !
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