Ces derniers jours ont confirmé nos pressentiments.
Le moment est venu de rompre le silence. Non pas ce silence paisible des heures heureuses, mais ce silence pesant de ceux qui savent et n’osent plus parler.
Ce silence complice où s’éteignent les peuples, quand ils cessent de croire en eux-mêmes.
Car aujourd’hui, notre patrie n’est pas seulement fragilisée — elle est méprisée, contournée, trahie.
Tranquillement, méthodiquement, par ceux qui prétendent la servir, mais ne la reconnaissent plus. Et s’en servent ! S’en gavent !
Nous voyons notre histoire tournée en dérision, nos lois contournées, nos principes abîmés, nos traditions moquées, notre langue mutilée, et notre peuple, sommé de s’adapter à ce qui ne lui ressemble pas.
Et pourtant !
La France est une vieille nation. Une vieille âme. Elle n’est pas un mot creux, une surface administrative, un terrain neutre offert à tous vents.
Elle est une civilisation. Elle est un héritage, un élan, une communauté de destin.
Depuis des siècles, notre peuple s’est construit dans la douleur et dans l’espérance. Avant les autres, il a mis fin au servage, proclamé la souveraineté du peuple, affirmé que nul ne pouvait être soumis du seul fait de sa naissance.
Il a déclaré que l’Homme et la Femme sont égaux. Que nul ne peut être mutilé, ni enfermé dans une cage culturelle, ni empêché d’apprendre, de croire ou de douter.
Ici, la liberté n’est pas une concession. C’est une naissance.
Nous avons accueilli les persécutés d’Espagne, d’Europe centrale, d’Orient. Non pas parce que nous voulions effacer ce que nous sommes, mais parce que ce que nous sommes est assez fort pour accueillir sans se renier. Nous sommes français et fiers de l’être.
Ce président ? Il ne nous représente pas. Il joue sa partition en haut, entre deux cabinets dorés, pendant que le peuple gronde, pendant que la France s’abîme.
Son élection fut un tour de passe-passe. Sa réélection ? Une pièce sans public, sans débat, sans conviction. Et depuis, que fait-il ? Il parade. Il méprise. Il voyage. Il provoque…
Il tourne le dos à tout ce que la France a construit. Nos coutumes ? Méprisées. Notre langue ? Déformée. Notre unité ? Fracturée. Nos industries ? Etranglées… Etc, etc…
Il parle d’« ouverture », mais ouvre la porte à ceux qui refusent notre mode de vie. À ceux qui veulent imposer autre chose. Une autre loi. Une autre civilisation.
Et voilà qu’aujourd’hui, on nous demande de tolérer l’intolérable : qu’on parle de “chance” pour la France là où il y a soumission des femmes, mutilation des filles, rejet des lois républicaines, refus de la fraternité. Emploi de la terreur…
On nous somme d’applaudir l’inverse de ce que nous avons bâti.
Nous disons : assez.
Assez de la peur d’affirmer ce que nous sommes.
Assez de cette inversion des valeurs où l’on traite de réactionnaire celui qui défend la liberté.
Assez de cette politique qui flatte les minorités bruyantes et méprise la majorité silencieuse.
Nous tendons la main à ceux qui aiment la France. Mais nous ne baisserons pas les yeux devant ceux qui la piétinent.
Nous ne sommes pas un peuple à genoux.
Nous sommes la France.
Et nous refusons la disparition tranquille que d’autres veulent nous imposer et appellent “modernité”. Nous voulons transmettre à nos enfants la France que nos parents nous ont léguée, Voire meilleure. Sûrement pas dégradée !
Alors oui, il faut refonder. Non pas un régime, mais un renouveau d’âme nationale.
Rappeler que notre héritage est vivant, que notre avenir doit être clair, que notre peuple a le droit d’exister tel qu’il est — ni honteux, ni coupable, ni docile.
Nous n’excluons personne.
Mais nous disons ceci : ceux qui vivent en France doivent aimer la France.
Le droit de cité ne se résume pas à des papiers, mais à un engagement : partager notre langue, respecter nos lois, honorer nos femmes, élever nos enfants dans la lumière et non dans la peur.
Françaises, Français, la France attend.
Elle n’attend pas des discours. Elle attend un sursaut. Elle attend des voix, des cœurs, des actes.
Et si nous savons nous lever, alors oui, elle vivra.
Non pas une France nostalgique, ni refermée, mais une France lucide, généreuse, forte et fidèle à elle-même.
Pierre-André CHAPELLE
Ne laissons pas passer l’Heure de réagir…
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