Tribune citoyenne pour la souveraineté, l’indépendance et la lucidité Bienvenue sur ce site de réflexions libres et engagées. Ici, je prends la plume non par nostalgie, mais par devoir : celui d’un citoyen français inquiet de voir son pays perdre pied dans un monde où l’indépendance devient rare, et la vérité souvent étouffée.

Notre démocratie n’est plus qu’un théâtre d’ombres. Derrière les discours convenus et les postures républicaines, l’État s’est délesté de sa souveraineté au profit d’une technocratie insaisissable, intouchable et irresponsable. Les lois se succèdent, pondue après pondue, au rythme des injonctions idéologiques ou des consignes européennes, vidées de leur sens aussitôt qu’elles sont votées.

Nos élus ? Une caste bien nourrie, grassement rémunérée, à l’abri des réalités économiques qu’elle impose au reste de la population. Leur rôle est devenu cosmétique : voter, amender, simuler le débat. Pendant ce temps, les vrais leviers du pouvoir sont entre les mains d’une bureaucratie hors-sol, agissant en toute opacité, sans compte à rendre à personne. Il suffit qu’un projet gêne les intérêts d’un petit groupe ou bouscule le confort d’une minorité bien organisée, pour qu’un « avis neutre », rédigé à des kilomètres de là, vienne l’enterrer sous couvert d’impartialité.

C’est ainsi que fonctionne la machine : froide, administrative, verrouillée. Et surtout, irresponsable. Le fonctionnaire ne répond de rien. Il est inamovible. Il ne rend pas de comptes. Il applique, il verrouille, il enterre. Et lorsqu’un grain de sable menace, on mobilise un expert lointain, au-dessus de tout soupçon — donc au-dessus de toute contradiction.

La justice, elle aussi, s’est éloignée de sa mission. Elle n’arbitre plus selon le droit commun, mais selon les dogmes du moment. Les victimes ? Secondaires. Les familles meurtries ? Accessoires. Ce qui compte désormais, c’est l’émotion médiatique, la sensibilité idéologique, l’alignement avec une vision militante du monde. La République ne juge plus au nom du peuple français, mais au nom d’un progressisme moralisateur, minoritaire, bruyant — et souvent destructeur.

Alors que faire ? Faut-il continuer à regarder ce naufrage avec fatalisme ? Non. Il faut reprendre les choses en main, sans faux-semblants :

  • Supprimer l’irresponsabilité institutionnelle du fonctionnaire, et revoir en profondeur un statut devenu sacré au détriment de l’intérêt général.
  • Couper les robinets financiers des syndicats, qui ne représentent plus qu’eux-mêmes et sabotent systématiquement les efforts collectifs.
  • Alléger drastiquement le nombre d’élus et de strates administratives, qui forment un millefeuille budgétivore et stérile.
  • Et surtout, restaurer la propriété privée comme pilier fondamental d’une société libre, juste et prospère.

La France n’a pas besoin d’un énième plan de com’. Elle a besoin d’un électrochoc. Il faut cesser de traiter les citoyens comme des enfants que l’on infantilise à coups de règlements absurdes et de moraline bureaucratique. Le peuple français mérite d’être respecté, entendu, responsabilisé.

Sinon ? Sinon, les meilleurs partiront. Et ce pays, autrefois phare de la civilisation, s’éteindra doucement dans l’indifférence de ses propres élites.

Il est très tard. Le choix est entre sursaut… ou renoncement.

Pierre-André  CHAPELLE

— Par un retraité qui aimerait confier à ses petits-enfants la France qu’il a reçue.

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